vendredi 2 mars 2012

Entretien avec .....Christine Casuso

En attendant la sortie du Livre des ténèbres ( 05 mars 2012), voici une interview de son auteur Madame Christine Casuso .


Tout d'abord, je lance un énorme merci aux éditions Valentina pour cette jolie rencontre avec une auteure française accessible et d'une grande gentillesse.

                                                        

Pour la connaître un peu plus , voici son site  : ICI



                          




Un brin de lecture : Le livre est très sombre, dans des sites qui font froid dans le dos...Est-ce une volonté de votre part au cours de la lecture ou votre intrigue vous emporte-telle vers de tels lieux ?

Christine Caruso : J’ai envie de vous répondre les deux. J’ai tendance à vouloir créer soit une ambiance angoissante, ou soit oppressante de façon à amener le lecteur hors du monde réel et aussi à la limite d’une frontière qu’il n’oserait pas franchir seul. Ensuite lors de mes nombreuses relectures et réécritures, il m’arrive de modifier un lieu pour qu’il soit plus ténébreux, car je considère qu’il ne sert pas assez l’effet que j’avais escompté. Parfois, il faut bien le dire, ma plume m’échappe et devient encore plus obscure que mon propre côté sombre. Il est plus facile de servir une histoire fantastique dans un lieu sombre, écarté de la civilisation ou terrifiant, que dans un endroit qui regorge de monde et où le soleil brille de mille feux.

Les deux personnages féminins de votre récit n'ont pas le beau rôle, pourquoi ce choix ?

Pourquoi toujours cantonner les femmes au rôle de gentilles filles bien proprettes ? Pourquoi une femme ne serait pas machiavélique, aigrie, ingrate ? Il n’y a rien de pire au monde qu’une femme blessée dans son âme. Elle peut être pire qu’un homme lors de la vengeance. Un homme va régler l’affaire avec ses poings. Une femme va faire marcher son cerveau en imaginant des plans vicieux. Je dois avouer que quand j’ai fait le synopsis de mon livre, je voulais pour une fois que mon personnage principal soit un homme, car j’ai tendance à mettre beaucoup d’héroïnes. Donc pour une fois c’est un homme qui subit les affres des entités, une sorte de victime. J’avais déjà imaginé la gouvernante et son rôle, mais là encore mon personnage m’a dépassée et est devenu encore plus démoniaque que prévu. Et puis comme j’ai utilisé Mathias en priorité, pour qu’il se fasse prendre dans les filets du mal, j’ai utilisé une autre femme (que je ne veux pas dévoiler ici, il va falloir attendre de lire l’histoire pour comprendre. Je le sais, je suis dure avec vous !).

Avec le livre des ténèbres, nous sommes dans une période contemporaine, cependant il plane une ambiance plus ancienne, vous avez un attrait particulier pour des périodes antérieures ?

Oh oui, je dois avouer que j’aime particulièrement la période des templiers, des châteaux, etc. D’ailleurs, juste pour vous, je vous donne un scoop, mon prochain roman va utiliser cette période, mais chut nous n’en sommes pas là. Cet attrait m’est venu sur le tard, mais j’ai fait beaucoup de recherches pour mes livres et je dois avouer que je suis fascinée par le XIIIe et le début du XIVe siècle.

Le dénouement du livre des ténèbres est très ouvert. Comptez-vous à nouveau utiliser ses personnages ?

Non pas du tout, je n’aime pas trop les suites et j’aime bien découvrir sous ma plume de nouveaux personnages. J’aime souvent laisser à mes lecteurs leur sensibilité s’exprimer. C’est drôle de voir leur réaction à la fin de leur lecture. J’ai fait une fin pire que celle-ci pour mon premier roman. Qui laissait suggérer deux issues possibles. Je vous assure que ça m’a amusée de voir le nombre de versions finales qu’on put inventer mes lecteurs. Finalement, je pensais avoir laissé la porte ouverte sur deux fins et mes lecteurs en ont trouvé quatre. Pour celui-ci, mon histoire était essentiellement basée sur Mathias et je ne pense pas faire vivre son fils dans un autre roman. J’aurais beaucoup trop peur de devenir répétitive et de lasser mon lectorat. Mais il n’est pas exclu qu’un jour tous les fantômes de mes histoires se retrouvent tous dans un roman ! (rire)

Il y a une référence à Virginia Schilli dans Le livre des ténèbres, est-ce une connaissance pour vous ou un respect de son travail ?

Les deux. J’ai connu Virginia à l’époque où j’étais sur MySpace. C’était quelqu’un d’accessible, d’ouvert et d’une grande gentillesse. On parlait par mail. Elle m’a fait aimer un style que je n’apprécie pas, le vampirique. J’aime beaucoup sa façon d’écrire et d’amener son histoire, ainsi que ses personnages. Après lecture de ses livres, j’ai eu beaucoup de mal à me défaire de son héros, Anders Sorsele. À l’époque, je lui avais demandé la permission de la citer. Elle avait accepté. Depuis qu’elle n’est plus présente sur le net, j’ai malheureusement perdu sa trace. Je l’estime énormément et j’aime beaucoup ses livres. Régulièrement, je fais référence dans mes textes à un auteur que j’apprécie, mais toujours en lui demandant la permission d’abord. Mes lecteurs découvrent donc au fil du temps mes auteurs coup de cœur.

La couverture du livre des ténèbres est magnifique, avez-vous participé au choix ou à la confection ?

Pas du tout, c’est Westley Diguet, le directeur littéraire des éditions Valentina, qui l’a choisie. Il m’a bien évidemment demandé mon avis, mais je dois dire que j’ai flashé dessus dès qu’il me l’a montrée. Et au vu des réactions des internautes et de mon entourage lors de sa présentation, je pense que Westley a eu une grande idée. Elle fait l’unanimité et elle se démarque du lot.


Comment s'est déroulée la rencontre avec les éditions Valentina ?

D’une façon peu commune en fait. Westley Diguet a lu une interview de moi qui était mise en ligne et, chose rare chez un éditeur, il m’a envoyé un mail via mon site auteur. Passé le moment de surprise, j’ai été voir le site des éditions Valentina, cela m’a plu et j’ai donc soumis mon manuscrit au comité de lecture, qui, par chance, leur a assez plu pour me signer. Un conte de fées en somme !

Quelles sont les manifestations littéraires auxquelles vous participerez cette année ?

Le 14 octobre, je serai au Salon du livre de Valbelle dans les Alpes de Haute-Provence, et le 10 et 11 novembre je serai au Salon du livre « fantasy, aventure, contes et légendes » à la chapelle de Guinchay (dans le département 71, c’est à 45 minutes de Lyon)

Comment passe-t-on de l'écriture de nouvelles à celle de romans ?

La frustration. Lors de l’écriture de ma nouvelle « le château de l’angoisse », j’ai été très frustrée de ne pas pouvoir décrire le château et les costumes. Du coup, j’ai commencé à les dépeindre et me suis essayée au roman. Depuis c’est ce que j’écris le plus, mais j’aime écrire encore de temps à autre une nouvelle. Contrairement à ce que l’on dit, c’est un style beaucoup moins exigeant que l’écriture d’un roman.

Avec quelle personne désireriez-vous travailler ?

D’abord, ne jamais souhaiter ou espérer, c’est le meilleur moyen pour que ça n’arrive pas. Ensuite, pour tout vous avouer, mon tout premier roman publié n’est pas le château de l’angoisse, mais un autre roman écrit à 4 mains. Si nous nous sommes bien entendus sur l’écriture, du moment où il a été mis en vente, ça s’est mal passé. J’ai été refroidie par cette expérience. Alors, je laisse venir le temps et pourquoi pas un jour les propositions. Par contre, je pense que je peux dire que j’ai participé à un appel à texte pour un recueil collectif. Je ne sais pas s’il a été retenu, mais je ne manquerais pas de reparler de ce projet en commun avec d’autres auteurs s’il se concrétise.

Un projet pour l'avenir, en 2012 ?

Écrire, écrire et encore écrire. Ce n’est pas original, je sais. J’ai des rêves que j’aimerais réaliser. J’en ai concrétisé un beau cette année, mais j’en ai d’autres. Par contre la vie bascule très vite, j’en sais quelque chose, alors même si je me donne les moyens d’atteindre mes buts, je vais en tout premier essayer de profiter de ce qu’il m’est déjà donné d’avoir. Mon roman « le livre des ténèbres » sort dans quelques jours, laissons-lui la chance de vivre un peu. Mes autres projets attendront. Et puis si je vous dévoile tout, il n’y aura plus de surprise ! (rire) Mais oui, j’ai des projets, je pense, comme tout le monde.

Votre style est sombre et fantastique, pourquoi ce choix et sera-t-il une constante de votre carrière littéraire ?

Cette question sur le côté sombre revient beaucoup. Donc je ne vais pas être originale là non plus dans la première partie de réponse. Je ne suis pas gothique, mais j’en ai l’âme. J’aime tout ce qui est gothique soft et glamour. Je m’habille en noir depuis que je suis adolescente et mon univers baigne donc dans ce monde particulier. Ma plume est forcément fortement influencée par mes goûts et cet univers. Pour l’instant je me sens bien dans ce style. Le prochain roman (encore un scoop que je vous livre là !) mélangera une véritable quête au monde fantastique qui me caractérise. Mon style évolue, mais pour l’instant je reste dans le domaine des chimères en tout genre. Il n’est pas dit qu’un jour je me mette à écrire un thriller, mais que mes lecteurs se rassurent, ce n’est pas pour demain. Le livre des ténèbres est mon second roman et je suis sur l’écriture du 5e, qui traite toujours du fantastique.

Quelles sont vos références littéraires (auteurs ou ouvrages) françaises et étrangères

Oh il y en a beaucoup ! Mais en premier lieu, je risque de vous surprendre, je vais citer l’auteur qui m’a donné l’envie de réécrire et qui est l’un des de mes maîtres de l’écriture, surtout pour les petits passages croustillants que certains qualifient d’oser ou de pervers, Monsieur Nicola Sirkis.
Ensuite je ne peux pas faire autrement que de citer Franck Thilliez, le maître du thriller par excellence. En vrac et sans préférence : Armelle Carbonel, Giacometti/Ravenne, Henri Loevenbruck, Raymond Khoury, John Irving, Patrick Graham avec son excellent « évangile selon Satan », Gaëlle Perrin « au fil des morts », Maxime Chattam, PD. James « le phare ». La liste est encore longue, mais je ne peux pas tous les citer, je m’en excuse auprès de ceux qui n’apparaissent pas et que j’apprécie.

Pour conclure, dévoilez-nous un pêché qui pourrait vous caractériser.

 La gourmandise ! Ça, ce n’était pas la peine de le dire, ça se voit juste en me regardant ! (éclat de rire)


Pour commander le Livre des ténèbres de Christine Caruso, rendez-vous sur la boutique des éditions Valentina à partir du 05 mars 2012  : 

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